Billet d'humeur, Passion

Absence

La raison de mon absence.

BLOGPhotographie de moi-même

Je n’y arrive pas, je n’y arrive plus. Pas une seule phrase poétique dans la tête, pas un seul sujet sur lequel je pourrais écrire des pages et des pages, même quelques lignes. J’essaie, je tente ma chance comme dans une partie de poker, mais rien ne s’impose à moi. J’ai l’impression qu’une barrière est apparue entre l’écriture et moi. Comme si j’avais tout dit, tout écrit. Or, je sais pertinemment que c’est impossible… une vie n’est pas assez pour tout écrire. Même devant la mer, devant les montagnes, sur la route, sous un ciel bleu ou sous la pluie, rien ne me vient. Je suis vide de mots, vide de poésie, vide d’écriture. Je m’allonge sur mon lit, je regarde le plafond, un milliard de questions s’imposent à moi mais pas une seule lueur de passion. J’ai souvent pensé que c’était à cause de mes études, qu’elles prenaient trop de place, mais là j’ai tout mon temps. Je pensais que c’était la fatigue, peut-être bien que c’est la fatigue. Je pensais que c’était ce syndrome dont tout le monde parle, le syndrome de la page blanche… mais, à l’heure qu’il est, j’ai l’impression que ça vient de plus loin. Je regarde les choses qui sont en face de moi avec un oeil presque indifférent. Je ne sais pas ce qui m’arrive, mais j’espère sincèrement que ça reviendra, que ce n’est pas un abandon, que ça ne vient pas de moi. Parce que, souvent, la seule chose qui me reste à faire, c’est écrire.

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12 thoughts on “Absence”

  1. ça reviendra, j’en suis sûre, j’ai passé quelques années sans écrire, bon j’étais largement plus jeune, moins de réflexion et j’en passe… Mais ça reviendra, l’été c’est vide pour moi aussi, il fait trop chaud pour penser… Les mots te reviendront, même pas bribes, ça arrive, ça m’arrive, ce n’est qu’un RTT, ton inspiration, ta fibre de mots reviendra je te le promet, elle reviendra, c’est en toi, ton toi ne peut pas faire l’impasse sur ce talent que tu as, sur cette vision que tu as des choses, elle est en toi, elle est juste un peu éteinte… Ce ne doit être qu’une période de ressourcement, tu n’as rien perdu, même ce que tu nous écris là est de toute beauté, tu as toujours le bons mors, à la bonne place, ce qui me manque parfois, ou sinon, je pense, tard dans la nuit, je ne me lève pas pour écrire, du coup je perd tout… On ne perd rien de tout ça, je te le jure, les mots te reviendront et peut être même quand tu n’auras plus le temps… Dis toi que cette pause n’est qu’un tremplin vers de nouvelles jolies choses, et tu verras, tu vas écrire, ça sera beau, tu trouveras ça beau… Laisse le temps, les mots n’en manquent, ils se font juste un peu la mal parfois, mais ils reviennent toujours, toujours, sois en sûre, je te l’assure… Ne perd pas espoir, l’art d’écrire est en toi, il ne peut pas en sortir, on ne perd pas un don, il fait partie intégrante de ce que l’on est…
    Je t’embrasse, fort, fort, fort ma belle…
    Courage… < 3

    1. Je te remercie pour ce long commentaire plein de sincérité. Tu sais, je te crois. Je sais que l’écriture fait partie de moi, depuis toutes ces années où j’écris.. Là, je suis un peu dans le néant du manque d’inspiration. C’est même pire encore.. Alors, sincèrement, je souhaite que tu dises vrai et que cela arrive dans peu de temps. Merci ma jolie !

      1. Il n’y a pas de quoi, c’est normal, j’aime tellement te lire, et voir que là, c’est le vide, ça m’énerve pour toi, parce que je sais que c’est, mais ça revient… Et si tu as besoin de parler, je suis là, n’hésite surtout pas !

  2. Ça me fait plaisir de te lire à nouveau, tu écris si bien!!! J’aimerais moi aussi publier des textes sur mon blog, mais pas d’inspi…

    En tout cas je te souhaite tout plein de courage!!! Gros bisous

  3. Ma belle, jolie, douce, talentueuse et chaleureuse Orlane. Quel joli texte rempli de jolis mots pour exprimer pourtant ton manque d’inspiration et la sécheresse de tes lignes, selon toi.

    Je suis on ne peut plus d’accord avec toutes les personnes qui ont réagi au dessus de mon commentaire, le soutien est tel et les conseils si vrais, que tu n’as plus qu’à prendre du temps pour toi. Pour penser à autre chose que cette poésie. Te laisser le temps de respirer le grand air et moins celui de tes écrits.

    C’est peut-être aussi le moment de stagner avant de te reprendre de plus belle. Ça veut peut-être dire que lorsque l’écriture te reviendra, ce sera plus fort, plus mature, plus eleve, car tu grandis et tes pensées te suivront toujours, évolueront toujours en même temps que toi.

    Tu es à un certain moment de ta vie où beaucoup de caps se franchissent. Diplômée de licence. Entrée en Master. Obtention du permis. L’évolution d’une vie de couple. Et tout ça. Ta vie s’élargit et tout n’est peut-être pas assez en ordre pour que tu puisses te poser et revenir en force.

    Continues d’écrire pour toi, et non pour « nous » avec ce Blog. Autorises toi à écrire des choses qui ne valent pas le coup. A commenter comme dit au dessus l’actualité, tes vacances, tes pensées, tes clichés, etc…et relis toute ta progression de tous tes textes, tout ce que tu as fait.

    Essaie toi à de nouvelles choses, rien que pour toi, et parles en nous peut-être uniquement le jour où ces choses te satisferont ?

    1. Ton commentaire est celui que j’attendais le plus, je crois. Parce que, comme je le dis si souvent, ton avis m’importe énormément et c’est même le plus important à mes yeux. Car depuis toutes ces années, tu as vu cette passion grandir, tu m’as vu écrire et ce depuis le début, tu étais là pour me donner ton avis, bon ou mauvais, j’ai toujours su t’écouter. Et j’écoute une nouvelle fois, et je te dis merci. Merci de croire en moi. Et j’espère sincèrement que je reviendrai plus forte, que cela concerne ce que j’écris dans mon texte ou même ma vie personnelle, j’espère que je reviendrai plus forte.

      Merci encore pour ce soutien que tu m’apportes chaque jour… ♥

  4. Ma chère Orlane, je te sens perdu face à ce vide dans ta vie en ce moment. Quand on aime écrire, rien ne part jamais vraiment. On connait des moments de doute, de vide mais l’inspiration revient un jour, quand on ne s’y attend plus.
    Nous sommes nombreux à aimer tes mots, à aimer la façon dont tu les agences, dont tu leur donnes vie. Peut-être que tu passes un cap, que tu te positionnes doucement sur une nouvelle voie. Cette période n’est jamais simple à gérer émotionnellement parlant.
    Si j’avais juste un conseil à te donner, ce serait vis, regarde le monde tourner, ne te focalise pas sur ce vide, mais regarde ce qui est beau, parcoure tout les textes que tu aimes, regarde les comme il se doit, avec fierté. Un jour, ça reviendra c’est certain.
    Mais tout ce que tu ne peux pas faire en ce moment, dis toi que ce n’est pas du temps de perdu. Voyage, espère, rêve, vis pleinement chaque jour, note des petites choses au fur et à mesure.
    Et tu verras un jour devant cette page blanche et vide les mots ressortiront avec encore plus de force qu’avant.
    Crois en toi ma belle.

  5. Salut, Orlane. Premièrement, désolé d’avance pour les fautes que je vais sans doute commettre. Le français n’est pas ma langue maternelle.

    Quand j’étais plus jeune, les mots ne me manquaient pas ; j’étais capable de « vider mon sac » sans réserve. Quand j’ai découvert la politique, j’avais toujours quelque chose de quoi me plaindre. À force d’avoir été élevé dans un foyer religieux, une fois grandi et vivant sur mes propres moyens, j’ai eu une perspective très différente par rapport à celle de ma jeunesse. J’ai été capable de voir le monde à partir d’une perspective entièrement nouvelle et j’ai pu m’en éterniser. Alimenté par cette nouvelle perspective, je me mettais à écrire sur tout et sur rien, abordant des sujets que j’avais cru n’avaient jamais été abordé auparavant.

    Plus tard je me suis rendu compte que tout ce que j’avais à dire n’était pas unique au monde. Tout ce que j’avais écrit me semblaient bateau. Je me suis dit, « à quoi bon écrire si tout ce que je veux dire a déjà été dit. Mieux même. »

    De temps en temps je relis le blog que j’ai crée il y a longtemps, et je n’ai plus cette impression. Cette enthousiasme que j’ai eue de vouloir aborder des sujets délicats et écrire comme si personne ne me lirait ni me critiquerait ; j’ai commencé à m’envier. Certes je n’ai rien écrit de révolutionnaire, mais pour moi il l’était.

    Plus je grandis, plus je deviens conscient de mon ignorance. Cela me bloque parfois de vouloir écrire. Auparavant, armé de cette naïveté, j’écrivais avec courage. Je ne sais pas si ou non cela pourrait expliquer un peu ce que tu vis, sache au moins que cette flamme brûle encore, et qu’un jour ou autre, tu ne pourras pas faire autrement que de devoir te vider l’esprit.

Philosophez :

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