Journal des souvenirs, Nostalgie

Journal des souvenirs, 1

Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux?

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– Papy, tu peux mettre de la musique s’il te plaît?

Mon grand-père s’avançait vers le lecteur CD où il insérait un disque. Ce disque que l’on adorait tant, avec mes soeurs et ma cousine, celui où se trouvait la chanson « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux » reprise par Patrick Bruel et Johnny Hallyday, à l’époque. Le violon se mettait à émettre ce son que j’aimais tant… ce son aïgu. Puis la batterie, la guitare et la mélodie que je pourrais chantonner sur le bout des doigts, encore aujourd’hui.

Mes sœurs, ma cousine et moi-même dansions alors avec le sourire aux lèvres dans le grand jardin de notre enfance. Le soleil scintillait sur nos peaux, dans nos yeux, et nos cheveux virevoltaient dans les airs. Nous étions légères, innocentes et heureuses. Ce que nous attendions pour être heureuses, c’était de danser. Danser jusqu’à en avoir mal au ventre. Nous riions, nous chantions, c’était un moment de pur bonheur. C’était notre façon à nous de libérer toute cette énergie enfantine. Nos mains s’entrelaçaient pour tourner, tourner, tourner… comme le manège de nos rêves, celui qui se trouvait près de l’hôtel de ville à Bayeux ou encore à Arromanche, au bord de la mer. Mon grand-père nous admirait, quatre gamines hautes comme trois pommes, des princesses, des anges.

Avec cette danse maladroite et pleine d’euphorie, nous avions déceler le secret du bonheur. Un jardin, une musique, une grande amitié et des rires qui faisaient échos dans le chemin, jusqu’aux voisins d’à côté.

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La musique en question

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8 thoughts on “Journal des souvenirs, 1”

  1. Coooool enfin le journal des souvenirs publié !
    L’enfance reste quand même une des plus belles périodes (longues) qu’on puisse vivre… Moi aussi j’ai encore ces scènes dans la tête où mon père mettait sa musique dans le salon et que je dansais à la basse lumière avec ma poupée en tissu, taille humaine (tu t’en souviens ? avec sa robe rouge velours et ses cheveux noirs ?) et qui plus tard a constitué en grande partie ma culture musicale.
    Partager ses souvenirs, avec une soeur, un parent, une amie… c’est encore mieux. Il y a deux fois plus d’émotions.

Philosophez :

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