Nostalgie

La tête sous l’eau

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Le corps, une fois dans l’eau et en profondeur, remonte toujours à la surface. Il est comme une bouée, un ballon : il flotte. Lorsque nous tombons – et je ne parle pas de tomber par terre et s’écorcher le genou – il y a toujours un moment où notre cerveau décide de prendre les choses en main. Il existe certes des éternels malheureux, des personnes qui trouvent leur confort dans la détresse perpétuelle. Mais que l’on ne me dise pas que ces personnes n’ont pas connu de petits bonheurs, ceux qui dessinent malgré tout un sourire sur le visage.

Combien de fois avons-nous murmuré « plus jamais je ne m’en sortirai » et qu’au final, sans même que l’on ne s’en aperçoive, quelque chose entre dans notre vie pour y poser ses bagages et nous rendre, plus ou moins, heureux. Les déceptions, les trahisons, les vérités qui font  mal, les prises de conscience et toutes ces choses qui blessent, existent depuis toujours. Dans une vie très lointaine, peut-être, cela ne nous touchera plus. Jusqu’ici toute vie n’a jamais été facile à vivre. Même le plus riche de tous les Hommes rencontre des obstacles, et souvent le pauvre assis dans la rue connaît mille bonheurs. Nous sommes tous différents, toute vie est différente mais nous rencontrons tous, sans exception, le Malheur et le Bonheur. Métaphorisons-les, n’ayons aucun scrupule à décrire à notre façon ce qu’est le bonheur, ce qu’est le malheur. Il y a des mots qui avant de se définir – s’ils sont définissables – se ressentent.

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8 thoughts on “La tête sous l’eau”

  1. Un peu dans la même situation (ou même tunnel sans fin… haha) que toi, Romain !
    C’est en goûtant aux deux qu’on peut les distancer par la suite. Je sais que cette chose me rend heureuse parce que je serais qu’une autre m’apporte de la tristesse. Comme toujours, il y a une fine frontière entre ces deux opposés. Et c’est dur de faire une moyenne = tout n’est pas heureux dans la vie ou tout n’est pas malheureux, on rencontre de tout, même sur une courte période, et pourtant on arrive à se catégoriser « je suis heureux/je suis malheureux ».
    Camille, prof de philo à ses heures perdues.
    Je ne savais juste pas trop quoi rajouter après ma première phrase mais je voulais tout de même réagir à ton texte.

  2. D’ailleurs. Bien que cela ne résolve pas tout, le simple fait d’aller de l’avant et de se forcer à prendre les choses positivement, se forcer à vivre de belles expériences, contribueront à te sortir cette tête de sous l’eau. Il y a évidemment (et malheureusement) des choses pour lesquelles nous ne sommes pas en mesure de modifier le cours de ces choses mais il y a toujours, toujours, une sortie de secours. Alors prend confiance en toi, force toi à vivre peut-être plus légèrement et à croire en tes capacités ou tes envies, plutôt que de te réprimer, t’empêcher d’être heureux… Parfois, l’équation n’est pas si difficile qu’elle ne le semble ! Bon courage, bien que je ne sache pas ce qu’il en est vraiment pour toi ! Accroche toi 😉

  3. Ce texte est magnifique, et je ne peux m’empêcher de m’y retrouver. Tes mots sont si fluide et ça m’a fait du bien de te lire, tu viens de gagner une fan!
    Bisous sucrés, Gabrielle

Philosophez :

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