Vingt années passées…

Deux choix s'imposent à moi, et me voilà projetée dans un futur proche.

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Lorsqu’on est enfant, l’idée d’être adulte est un saut de bonheur : regarder la télévision tard le soir, pas de parents pour nous dire de nous coucher, pas de limite de nourriture à l’heure du goûter, pâtes et steak haché tous les soirs sans modérations, plein de sous pour des achats rocambolesques. Une fois le collège passé, c’est l’entrée au lycée. On observe un peu plus nos parents et l’idée que l’on se fait sur l’âge adulte commence à diverger. Finalement, être adulte, c’est peut-être un peu plus difficile que ça.

Me voilà moi-même arrivée à l’âge crucial des vingt ans. Si l’un dit que ce n’est qu’un âge qui ne définie rien et l’autre dit que prendre vingt ans c’est se prendre toute son adolescence en plein dans les dents… je serai plutôt mitigée entre les deux. Vingt ans c’est deux chiffres : deux et zéro. Comme quoi, rien de bien extraordinaire. Mais vingt ans c’est aussi – et surtout – l’âge de toutes les résolutions, de toutes les espérances qui deviennent des questions, l’âge de se trouver enfin.

L’âge des doutes. C’est un immense océan de questions qui tombent souvent lorsqu’on a le dos tourné vers le passé. Les souvenirs c’est bien beau, mais le présent nous attend de pied ferme à la sortie du tunnel.

Si je devais définir mon état d’esprit, je n’aurais qu’une phrase à écrire : j’ai su mais je ne sais plus. Ce que je veux faire de ma vie plus tard, ce que je veux manger ce soir ou demain midi, avec qui je préfère passer le plus de temps, qui mérite mon amitié, mon amour, mon respect. C’est un âge difficile où le « tout » se trémousse sous nos yeux.

Nous sommes adolescent-semi-adulte. Quel mot bien compliqué ! Mais c’est ce que nous sommes. De pauvres êtres indécis dont l’obligation maintenant est de se projeter dans le futur !

Ah le futur… ce mot qui m’a tant fait peur pendant des années. Le voilà tout sourire dans le creux de mes mains, s’attendant certainement à une décision de ma part.

Alors non. J’ai su mais je ne sais plus.
On est pas sérieux, quand on a vingt ans.

Ps : en réalité, mes vingt ans m’attendent patiemment au mois de septembre… 

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10 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Marie Kléber dit :

    Je suis heureuse moi aussi de te lire à nouveau. Je sais que les périodes sans inspiration particulière sont difficiles à vivre.
    J’ai eu 20 ans il y a un certain temps déjà. J’avais des rêves, des envies, de projets plein la tête, sans savoir vraiment où poser mes pieds, quelles route prendre. A 20 ans on a encore un peu de temps pour faire des choix un peu fous, des choix qui nous collent à la peau, dans lesquels la raison n’a pas encore vraiment sa place.
    On ne sait plus vraiment ce que l’on veut. C’est peut-être justement la période de la vie où tout est à écrire, où tout est vraiment possible.

    1. Je suppose que tu dois avoir raison… mais il faut une sacrée envie de risque !

  2. relierlespoints dit :

    La crise existentielle. 😉 Ça arrive à plusieurs reprises.
    Take it one day at a time. (Un jour à la fois. Sinon tu risques de te rendre malade.) xo

  3. tunnelescape dit :

    Je me reconnais bien dans ta description de l’adolescent-semi-adulte, même si je n’ai pas encore 20 ans; le fait de se situer dans deux « périodes » de la vie est toujours difficile et le pire est de savoir qu’on va peu à peu n’être qu’un adulte (et ne plus pouvoir retourner en enfance-adolescence). Mais comme on dit, il vaut mieux interpréter ceci comme un commencement plutôt qu’une fin. C’est fou comme le temps nous oblige à changer avec lui.

  4. Prendre de l’âge, toujours un passage difficile pour les personnes qui réfléchissent trop, je suis de septembre aussi, peut être est-ce lié a ce mois, je n’en sais rien.

    J’ai bien aimé cet article, je me suis retrouvé dedans, j’avais un peu évoqué les mêmes choses dans le mien (http://tribulationsduneordure.com/2013/09/01/souris-pov-con/) ce contraste saisissant ou on se souvint de soi minot et puis lorsqu’on s’aperçoit dans le reflet de la glace. Quant au fait de ne pas savoir, c’est mieux non? C’est la magie de toute notre histoire, quel intérêt de lire un livre dont on connait déjà le dénouement.

    1. Je suis ravie que mon texte te plaise, et ça fait toujours plaisir de voir que mes lecteurs s’identifient à mes mots !

      Je ne sais pas si c’est le mois qui fait ça, sincèrement je ne pense pas. Comme tu le dis, ce sont les personnes qui réfléchissent trop, qui se prennent la tête… qui voient le fait de grandir comme un problème.

      Savoir me donnerait certainement plus confiance en moi, je n’aime pas le risque, je souhaite vraiment connaître le « confort » dans ma vie, je veux trouver le bon chemin, la bonne voie.

    2. PS : j’ai lu ton texte, je le trouve très sincère.

  5. Camillou dit :

    Voilà ce à quoi ça me fait penser. Le reste, je t’ai déjà dit ce qu’il en était…http://asset-9.soup.io/asset/7628/2127_9457.jpeg

    1. La photo reflète mon texte, c’est vrai !

Philosophez :

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